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Le djembé décortiqué : comprendre les composantes essentielles de cet instrument africain

Découvrez les secrets cachés du djembé africain dans cet article. Vous allez explorer en détail les composantes essentielles de cet instrument emblématique, révélant ainsi les fondements de sa sonorité unique.

Origine du djembé

Le djembé aurait vu le jour au 13e siècle dans l’Empire Mandingue en Afrique de l’Ouest. Son origine exacte reste incertaine. Dans les années 1950, il commence à se diffuser grâce aux ballets africains promus par Sekou Touré, président de la Guinée.

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Cependant, le djembé a connu une popularité mondiale dans les années 80. Des djembefolas renommés tels que Mamady Keïta, Amadou Kiénou, Famoudou Konaté, François Dembélé et Adama Dramé jouent régulièrement et établissent des centres d’apprentissage en Europe, aux États-Unis et au Japon, contribuant à sa diffusion internationale.

La suite de cet article vous en dira plus sur ce bel instrument intriguant.

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L’évolution du djembé au fil du temps

Au début, le djembé était monté avec des morceaux de bois dans le fût, mais c’était fragile et cela nécessitait des ajustements réguliers. Vers 1977, le montage a évolué avec des cercles en fer et des cordes, offrant une tension plus forte et un son plus aigu.

Plus tard, dans les années 1990, les djembés industriels en matière synthétique sont apparus. Traditionnellement, seuls les hommes jouaient du djembé, car les femmes se concentraient sur la danse, le chant et la cuisine lors des fêtes.

Cependant, cette tradition change progressivement, et des femmes comme Anne Yolaine Diarra du groupe Sokan jouent maintenant du djembé dans le monde entier.

Les composantes du djembé

Le djembé se compose du fût, de la peau et des cordes. Le fût est taillé dans une seule pièce de bois, creux à l’intérieur pour permettre la circulation de l’air. La forme de la caisse de résonance influence le son du djembé, une cuve plus volumineuse donnant un son grave. Le pied, légèrement évasé vers le bas, facilite l’évacuation de l’air et ajuste la projection sonore.

Les bois utilisés incluent :

  • Le teck
  • Le lingué
  • Le guéni
  • Le diala
  • Le dugura
  • Le bois rouge
  • L’acajou

La peau, généralement en chèvre, est rasée et tendue sur le sommet du fût avec des cordes reliées à trois cercles métalliques. Les cordes sont souvent en drisse préétirée de 2 à 3 mm de diamètre, assurant une tension constante de la peau du djembé. Cette configuration permet d’obtenir un son de qualité.

Les caractéristiques sonores du djembé

Le son d’un djembé est influencé par plusieurs facteurs. Trois sons essentiels sont produits : la basse, frappée au centre de la peau, et la tonique et le claqué. Ils sont obtenus en frappant le bord sans toucher la paume.

La façon dont la main et les doigts sont positionnés permet de distinguer la tonique du claqué. La note du djembé dépend également de la peau utilisée et de sa tension, ainsi que de la forme du fût. Une peau fine produit un son vibrant et harmonieux, mais fragile. En revanche, une peau épaisse donne un son sec et moins vibrant.

La forme du fût influence également la note : un diamètre plus grand produit une note grave et ronde. Par contre, un diamètre plus petit donne une note aiguë et sèche.